FIN DE VIE / EUTHANASIE

affaire Marwa

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/03/10/31003-20170310ARTFIG00147-affaire-marwa-pourquoi-le-conseil-d-etat-a-donne-raison-aux-parents.php

 

Affaire Vincent Lambert, affaire Marwa... Le rôle de l'institution de santé s'inverse: le médecin décide de mettre fin à la vie et c'est la famille qui doit se battre pour maintenir en vie.

en Belgique, un rapport révèle que des patients non volontaires sont euthanasiés

http://www.dailymail.co.uk/news/article-3120835/Belgian-GPs-killing-patients-not-asked-die-Report-says-thousands-killed-despite-not-asking-doctor.html

 

sur le Salon beige:

Posté le 15 juin 2015 à 11h26 | Lien permanent

 

 

En Belgique, des milliers de patients sont tués contre leur gré par la loi d’euthanasie

Voici ce qui risque d'arriver en France :

"En Belgique, un nouveau rapport révèle que des milliers de patients sont tués contre leur gré par la loi d’euthanasie. Selon le Daily Mail, du 13 juin, une étude explique qu’un décès sur soixante (1,7 %) concerne des personnes qui ne veulent pas mourir. La moitié d’entre elles était âgées de plus de 80 ans. Les deux tiers des personnes euthanasiées n’étaient pas atteintes d’une maladie mortelle. La famille ne se voyait pas informée dans la mesure où celle-ci estimait que la décision était à mettre entre les mains du personnel médical.

L’étude a été publiée dans le Journal of Medical Ethics ; cette publication voit là un véritable scandale dans la mesure où la famille n’est plus mise au courant des dispositions prises. Son auteur, le Pr Raphaël Cohen- Almagor de l’Université de Hull, a déclaré:

"La décision selon laquelle la vie ne vaut plus la peine d’être vécue n’est pas dans les mains du patient, mais dans celles du médecin. Il convient également de noter que la fin délibérée de la vie des malades sans demande explicite de leur part, est appliquée en Belgique plus que dans tous les autres pays qui souscrivent à ces pratiques, y compris les Pays-Bas. Il est inquiétant que certains médecins prennent sur ​​eux la responsabilité de raccourcir délibérément la vie des patients sans une indication claire donnée sur ce que ces derniers veulent eux-mêmes. Ce sont donc désormais les médecins qui ont droit de vie ou de mort sur les malades."

Ainsi la Belgique est devenue le « paradis de la mort ». Depuis 2002 des milliers de malades ont été exterminés. En 2014 une autre loi a permis d’éliminer les enfants atteints de maladies incurables ou handicapés (...)"

Philippe Carhon

Vincent Lambert

Nous ne reprenons pas ici le cas particulier de Vincent Lambert dans le détail, mais 2 points sont à souligner:

1- si on se rend à l'avis de la CEDH (Cour Européenne des Droits de l'Homme) , qui préconise l'arrêt des soins prodigués à Vincent Lambert, en l'occurrence la nourriture et l'hydratation, cela revient à le laisser mourir de faim et de soif.  (au nom de sa dignité ?)

 

2- pourquoi le CHU de Reims refuse-t-il de confier le patient à ses parents et aux médecins qui sont volontaires pour prendre soin de lui ? 

Véronique Besse, député de Vendée

Posté le 17 février 2015 à 08h15 | Lien permanent | Commentaires (11)  

 

Il n'existe plus d'action nationale en faveur du développement des soins palliatifs

Véronique Besse, député de la Vendée, signe une tribune dans Le Figaro à propos de la proposition de loi Léonetti-Claeys sur la fin de vie qui est étudiée en commission à l'Assemblée à partir d'aujhourd'hui. Extraits :

Besse2"Si l'on peut juger une société à la façon dont elle enterre ses morts, il est tout aussi fondamental de la juger sur le rapport qu'elle entretient avec ceux qui s'en approchent. La mort fait peur aux Français. D'une part, nos concitoyens craignent une fin de vie insupportable, pour eux ou pour leurs proches. D'autre part, ils ont peur d'une «médecine sans âme» (...), d'une fin de vie de moins en moins humaine, de plus en plus technique, froide et distante. On ne meurt plus chez soi, mais à l'hôpital ou en maison de retraite. On ne meurt plus entouré de sa famille et de ses proches, mais du personnel médical, de médecins débordés et d'infirmières affairées. Lorsque s'approche la mort, le malade aujourd'hui n'est pas aussi bien entouré et aussi bien soigné que ne le commande sa dignité. Au contraire. Il y a trois raisons à cela.

Première raison: le manque d'accès aux soins. Dans leur rapport de présentation, les députés Léonetti et Claeys avouent que «tous les travaux s'accordent pour constater que l'accès aux soins palliatifs est loin d'être toujours effectif». La France accuse un retard considérable dans ce domaine (...) Résultat, aujourd'hui, seules 20 % des personnes malades qui devraient bénéficier de soins palliatifs y ont réellement accès (...)

Deuxième raison: le manque de formation. Dans ce domaine, notre pays est également largement en-deçà des besoins réels. Selon le rapport Leonetti-Claeys, en 2005, seuls 20 % des médecins avaient reçu une formation à la simple prise en charge de la douleur (...) Ce sont pourtant les médecins qui sont les premiers concernés par cette question, appelés à suivre, conseiller et aider à la décision des patientsen fin de vie, notamment lorsque ceux-ci souhaitent et peuvent rester à domicile.

Troisième raison: le manque de volonté politique. Malgré le constat partagé par tous de ces insuffisances, les députés Léonetti et Claeys présentent, sur demande du présidentde la République et à rebours de la loi de 1999, une nouvelle proposition de loi instituant la mise en œuvre d'une «sédation profonde et continue jusqu'au décès», sans hydratation ni nutrition. À quoi bon écrire une nouvelle loi si la précédente n'est pas appliquée ? Surtout pour substituer à une culture palliative insuffisamment développée depuis 1999 un début de pratique euthanasique !

En réalité, ce texte est le signe d'un manque de volonté politique. Depuis 2012, les plans triennaux de développement des soins palliatifs n'ont d'ailleurs pas été renouvelés. Autrement dit, il n'existe plus, aujourd'hui, en France d'action nationale en faveur du développement des soins palliatifs.

Alors que l'on meurt mal en France, les soins palliatifs sont pourtant une solution équilibrée et raisonnable qui permettent de vivre la fin plutôt que de finir la vie. Ils permettent l'équilibre de la relation entre l'expertise du médecin et la volonté du malade qui peut choisir de mettre fin aux traitements. Les soins palliatifs existent pour soulager les douleurs physiques, la souffrance psychologique et sociale de la personne malade et de sa famille. C'est en somme la possibilité de vivre sa vie jusqu'au bout, tout en préservant la dignité de la personne (...)

Nous ne voulons pas de fuite en avant. Nous ne voulons pas que l'endormissement définitif soit l'unique solution proposée aux malades en fin de vie. Nous voulons avant toute chose, et avant de légiférer à tout va, qu'il existe un réel accès aux soins palliatifs sur toutle territoire national."

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